Collectif COMET

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REVUE DE PRESSE - On parle de GANG à Brive

03-05-2016

REVUE DE PRESSE - On parle de GANG à Brive

Après son passage au Festival de Brive (Rencontres Européennes du Moyen-Métrage), Les Cahiers du Cinéma, Independencia et Accred reviennent sur le Gang de Camille Polet.
 

 

 

"Brive : brèches ouvertes" par Hugues Perrot paru en mai 2016 dans Les Cahiers du Cinéma, n° 722

 

Extrait :

 

       « Gang de Camille Polet [...] questionne la possible contamination d'un passé non vécu (celui des années 80 et de sa maladie, le sida) dans un présent (les années 2000) qui laisserait des jeunes exsangues, travaillés par des corps étrangers et anciens. Filmé en VHS, l'aspect fantomatique de l'image - opaque, brouillée, avec un noir dense et habité, laissant parfois des particules mortes dans le cadre comme des étoiles tombées sur terre - participe de cette impression de voir un fantôme vivre sous les images et aspirer la jeunesse de ces corps, qui ne seront bientôt plus que des statues de cire dans un mausolée. »

 

 

 

"Brive 2016" par Hugo Paradis paru le 30 avril 2016 dans Independencia

 

Extrait :

 

       « Gang est un film qui fait le choix du format VHS, parce qu’il y est question d’années déjà lointaines, des premières victimes du SIDA et du matériau dégradé de la mémoire du temps passé. Le film est fait de la matière même des images, et ces taches lumineuses qui s’accrochent à l’écran d’une séquence à l’autre disent autant la nature du matériau filmique que les aspérités d’une temporalité un peu chahutée par le montage. Tout ne s’agence pas simplement et c’est tant mieux : c’est ainsi que bat le cœur du film, la nécessité en même temps que l’impossibilité du gang, de cette amitié à trois et qui se voudrait libre et hors du temps, de la sexualité, des contraintes de la filiation et de la différence. S’il y a comme un amour trop exacerbé des signes de l’enfance, des céréales que l’on mange et que l’on s’attache à nommer, en tordant la grammaire (« un céréale »), Gang parvient, grâce à son image sombre et feutrée, à rendre sensible cette intimité confrontée à son délitement progressif. »

 

Lire l'article complet sur www.independenciarevue.net

 

 

 

"Brive 2016 : vers le moyen et au-delà ?" par Joseph Boinay paru le 12 avril 2016 dans Accreds

 

Extrait :

 

       « Le cas de Gang de Camille Polet est déjà nettement plus particulier. Les filles et les garçons s’appellent Pierre et traînent leur candeur sur des terrains aussi vagues et affirmés que leur t-shirt. Ils en sont les croquis indifférenciés. Si Gang est aussi un essai sur l’adolescence, s’il est aussi résolument tourné vers la fin des années 80 et le SIDA (impossible de ne pas penser à La Pudeur ou l’Impudeur de Guibert) c’est cette fois-ci dans une démarche infiniment plus expérimentale. Les plans fixes tournés en VHS, le dépouillement, la saleté de l’image : cette idée que tout de l’adolescence à la communauté doit bien mourir un jour a quelque grâce funèbre, notamment ces tableaux nocturnes qui prennent la matière et la teinte ocre des spectres. On est encore dans le regret, celui de la disparition des teen-movies – c’est le projet assumé de ce film financé en crowdfunding – mais c’est un geste à la fois radical et doux, tout entier synthétisé par un dernier morceau évocateur : Funeral Home de Daniel Johnston. »

 

Lire l'article complet sur www.accreds.fr

 

 


Photo : Pauline Doméjean