Collectif COMET

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REVUE DE PRESSE // Trois contes de Borges

04-07-2018

REVUE DE PRESSE // Trois contes de Borges

Pour sa sortie en salles ce 4 juillet 2018, Libération, Bande à part, L'Humanité et Débordements notamment publient leurs critiques sur Trois contes de Borges de Maxime Martinot.


"« Trois Contes », bandes à part" de Luc Chessel paru le 3 juillet 2018 dans Libération

Extrait :

 

« On pourrait dire que Martinot a fait son film sous la dictée de Borges : comme s’il cherchait à retranscrire les bandes sonores de départ, enfouies sous le livre écrit et publié. Borges parle et le film écrit ce qu’il dit : la voix semble produire les images, le texte n’est plus qu’un intermédiaire entre les deux. Du magnétophone à la caméra, en passant par la machine à écrire : tous objets présents dans ce film de bandes, qui passe en permanence d’une machine à l’autre par une série de bonds analogiques. »

Article complet sur liberation.fr


"Borges dans le texte" de François-Xavier Taboni paru le 2 juillet 2018 dans Bande à part

Extrait :

 

« Comment adapter Jorge Luis Borges au cinéma ? En s’emparant de trois nouvelles du maître argentin, Maxime Martinot signe un premier film qui répond de façon audacieuse à cette question : littéralement. [...] Outre la belle fidélité au matériau d’origine, ce procédé, associé à une mise en images d’une grande simplicité, permet de se concentrer sur le texte et sur ses différents degrés de lecture. Pour enrichir ce procédé, les transitions entre les trois histoires font toujours parler Borges, mêlant notations biographiques et réflexions de l’auteur, transformant ce film-gigogne en portrait subtil de l’écrivain. »

Article complet sur bande-a-part.fr


"Jeu de rôle" de Vincent Ostria paru le 4 juillet 2018 dans L'Humanité

 

« Une adaptation aussi folle que minimaliste de trois textes de Jorge Luis Borges, dont les paradoxes explosent dans ces histoires alambiquées. Borges apparaît à la fois comme narrateur et héros de ces récits, en partie fondés sur une trouble dualité entre le sujet et l’auteur, qui se dédouble même pour apparaître à deux âges de sa vie. De plus, un des contes est muet et silencieux, ce qui montre une belle audace. Il se dégage de ces adaptations drolatiques en espagnol (et autres langues) un climat d’inquiétante étrangeté rappelant l’œuvre de Raoul Ruiz, âme sœur de Borges. »

humanite.fr


"Ut cinema poesis" de Gabriel Bortzmeyer paru le 4 juillet 2018 dans Débordements

Extrait :

 

« Martinot a l’amour des mots, qu’il apprécie sonores, et son trio de fables est d’abord une ode à la diction. Aveugle, Borges écrivait par la bouche ; le cinéaste le prétexte pour faire de la Bibliothèque une tour de Babel, et joindre aux aventures du labyrinthe celles du larynx. Cette mise en scène opposant des espaces nus à un verbe très habillé a soin de faire entendre le texte, les accents, toutes les variations des vocalises, et, pensant qu’une langue est d’autant mieux écoutée qu’elle est étrangère, les Contes déploient toute une gamme d’idiomes venus du Parnasse occidental. »

Article complet sur debordements.fr