Collectif COMET

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Les voisins

    C'est l'été, un petit quartier résidentiel est submergé par la peur lorsque ses habitants apprennent qu'un cambrioleur s'est évadé de l'île en face de chez eux. Que faire ? Les rues sont larges, les murs sont bas, la chaleur est étouffante et il pourrait être partout.

Les voisins en festivals

FID

Juillet 2015 : Les voisins est sélectionné dans la catégorie "Ecran Parallèle - Futurs" au FID Marseille.

Programme FID Marseille 2015




EntrevuesNovembre 2015 : Les voisins est sélectionné en Compétition Internationale au 30e Festival International du Film Entrevues Belfort. Il est projeté le 30 novembre et le 3 décembre 2015 à Belfort.

Programme Entrevues Belfort 2015


 

 

Vila do Conde

 

Juillet 2016 : Les voisins est sélectionné en Compétition Internationale pour la 24e édition du festival portugais Curtas Vila do Conde.

 

 

Les rumeurs qui courent

Article "FID Marseille 2015" de Gabriel Bortzmeyer paru le 10 juillet 2015 dans Débordements

 

Extrait :

 

       « Les voisins, réalisé par Benjamin Hameury et produit par le Collectif COMET, ajoutait un terme propre à déséquilibrer l’opposition. Le film met en scène l’agitation d’un quartier à la nouvelle du maraudage possible d’un évadé. Pur burlesque sans gag, moins construit sur un effet de chute que sur l’attente déçue de celle-ci, mélangé à un imaginaire de carnaval conspirationniste dans des décors filmés par un œil optant pour une distance insituable et par là riche en effets d’étrangeté – c’est une des forces du film que de se placer ainsi en un point qui n’est ni celui de l’écart ni celui de l’adhésion, pour bousculer le rapport spectactoriel. Mais le grand intérêt du film tient surtout à la question qu’il pose, jusqu’alors inédite : comment court un corps âgé ? Comment jouer, là encore, d’un rapport d’inadéquation qui ne se transforme pas en simple décalage, et conjugue le disjoint, la vélocité printanière et une maturité plus encombrée ? L’intelligence du film, au-delà de sa franche drôlerie et de sa souplesse visuelle, tient à cette capacité qu’il a d’instaurer la possibilité d’un écart (quartier résidentiel / azimutage du troisième âge, vitesse / pesanteur) qui en même temps se résorbe ou se nie, mais jamais complètement. Le burlesque classique fonctionnait à l’exaspération maximale de cet écart. Le nouveau burlesque dont Les voisins participe repose plutôt sur son existence indécidable, décelée sans être localisée : réduire l’écart pour en augmenter le trouble. »

 

Lire l'article complet sur www.debordements.fr

 

 

Article "Belfort bizarre" de Hugues Perrot paru dans Les Cahiers du Cinéma de janvier 2016, numéro 718

 

Extrait :

 

       « Les Voisins de Benjamin Hameury (coauteur avec Jonathan Vinel du beau Play) sonde les peurs et les doutes d'un hameau charentais aux prises avec un évadé imaginaire par le biais d'un humour tout en blagues inachevées, parant les gestes quotidiens d'un voile d'étrangeté. On ne sait pas d'où vient le rire hormis qu'il provoque la sensation de cette phrase de Sylvia Plath : "Une galerie de porches grinçants et d'intérieurs silencieux / Figés, horribles comme une photographie de quelqu'un en train de rire / Mais mort depuis dix ans." »

 

 

Article "Les voisins de Benjamin Hameury" d'Arnaud Hée paru dans Bref, numéro 118, février-mars 2016

 

       « Un dangereux individu s'est échappé d'une prison voisine ; la nouvelle se répand et une communauté organise la défense de son territoire. Nous voilà a priori lancés sur les rails du western ou, référence encore plus évidente, du cinéma de John Carpenter. Sur ce terreau fertilise un film à la fois farfelu, inquiétant et émouvant, qui développe ses enjeux en milieu pavillonnaire, avec des comédiens non-professionnels d'un âge respectable dont la maladresse et la fragilité sont accueillies avec tendresse et drôlerie. Cette générosité est largement rendue au film tant ces personnes du troisième âge adhèrent à la fiction, s'activant – dans leur quête et pour le film – jusqu'à l'essoufflement avec une joyeuse innocence enfantine.

 

       Entre intérieurs sans qualités et extérieurs hésitant entre végétal et minéral (le crépi, le bitume), à coups de zooms et de recadrages flottants, la mise en scène associée à un travail sonore précis poursuit l'idée de surveillance, de surgissement possible de la cause de la peur. Les voisins se fonde sur une inquiétante étrangeté – les attitudes, les situations – prenant place dans le prosaïsme quotidien estival du lotissement. la peur se matérialise par le biais du fantasme, une irrationalité incarnée par cette troublante silhouette vêtue de noir qui pénètre autant les consciences que ce territoire concret défendu avec abnégation.

 

       Benjamin Hameury fait apparaître tous les signaux pour dessiner les contours d'une idéologie pavillonnaire fâchée avec l'idée d'altérité. Mais dans ce lotissement, où l'existence d'une communauté remplace l'habituelle logique d'atomisation, l'allégorie ne reste pas univoque ; cet autre qui rôde personnifie la mort, et, face à elle, on répond par des peurs paniques, qui disent avec force le désir de vivre. »

 

Le mot du réalisateur

Quand j’étais enfant, je voyais peu mes voisins. Je les apercevais dans leur jardin, ici et là derrière les murs. Je ne savais rien d’eux.

 

Le prétexte, c’était une aventure à plusieurs. Je voyais bien qu’ils étaient solidaires, et j’avais envie de faire partie de l’équipe.

 

Alors j’ai inventé une histoire, et ils ont fait le reste.

 

Benjamin Hameury


Avec

Jean-Claude et Micheline Rouer
Josiane et Michel Lemoing
André et Denise Roussiès
Huguette Rebrioux
Claude Ozbolt
Laetitia Branchereau
Antonin Hameury

Les comédiens

 

Jean-Claude et Micheline R.

 

Jean-Claude et Micheline

 

 

Claude O.

 

Claude

 

 

Christian et Denise B.

 

Christian et Denise

 

 

André et Denise R.

 

André et Denise

 

 

Michel et Josiane L.

 

Michel et Josiane

 

L'équipe

SCENARIO ET REALISATIONBenjamin Hameury
IMAGECyrille Hubert
SONPierre Desprats
CADREMaxime Martinot
SCRIPTECéline Lafontaine
REGIEZoé Williamson
MONTAGEBenjamin Hameury
avec le regard de Françoise Widhoff
MONTAGE SONRémi Carreau
MIXAGERomain Ozanne
ETALONNAGECyrille Hubert
PRODUCTIONRobin Fresson
Maxime Roy

Précisions techniques

GenreFiction
Année2015
Durée39 min
LangueFrançais
ProjectionDCP
1.90, couleur
5.1
Sous-titresAnglais