Collectif COMET

Malheureusement, la traduction n'a pas encore été effectuée pour cet article.
Trois contes de Borges

Les Trois contes de Borges mettent à l'oral trois textes du célèbre écrivain argentin, publiés en 1975 : El otro, El disco et El libro de arena. Trois contes fantastiques où se monnaient les objets de l'éternité qui, à portée de main, mettent en péril nos rapports au temps, à l'image, au langage.

Festivals

Affiche FIDSélection en Compétition Française et Compétition Premier Film à la 25e édition du FID Marseille du 1er au 7 juillet 2014.
 

Site du FID Marseille 2014

 

 

 


 

 


 

 

 

 

7 juillet 2014

Prix Georges de Beauregard National

Prix Institut Français de la Critique en ligne

 

 

 

 

 

 

 

Projection en séance spéciale "cinéma et littérature" à la 5e édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon le 18 octobre 2014.
 

Site du FIF 85

 

 

 

Sélection à la 10e édition du Free Zone Film Festival à Belgrade du 7 au 12 novembre 2014.
 

Site du Free Zone Film Festival 2014

 

 

 

 

 

 

 

Presse

Article "Départs de fiction" de Raphaël Nieuwjaer paru le 20 août 2014 dans Débordements

 

"Le FID Marseille présenta cette année, dans la compétition française, Trois contes de Borges, le premier long-métrage de Maxime Martinot. Ce titre, modeste, pouvait laisser présager d’une adaptation scolaire, alignant en une sage récitation illustrée quelques moments choisis parmi l’oeuvre foisonnante de l’écrivain argentin. L’ambition est pourtant autre. Ce sont les questions que tout acte de création littéraire posent au langage qui composent la matière vivante dans laquelle sont sertis les contes (El otro, El disco, El libro de arena). Un Borges, âgé et aveugle, s’entretient avec une jeune femme et mêle la pensée au quotidien et au paysage. Les histoires surgissent, ou prolongent cette parole : le vieux Borges rencontre, au bord d’un fleuve, celui qu’il fut ; un mendiant donne l’abri à un roi en exil dont le pouvoir tient dans une pièce à une seule face ; un colporteur se propose de vendre un livre infini. La fiction déborde sur le lieu de l’écriture, devenu lui-même imaginaire, tel un point où se rencontrent le présent et le passé, la voix des morts et la machine à écrire des vivants.

 

Le film est d’une intelligence rare, d’une culture prodigue. Précis dans son découpage, assuré dans ses mouvements de caméra et sa direction d’acteurs, élégant dans sa lumière, il impressionne d’abord par sa maîtrise. Mais cette maîtrise ne serait qu’un conformisme, si elle n’offrait aussi à ce film la tournure d’un récit d’aventure - aventure dans la profusion des livres, la luxuriance des langues, les remous des voix. Maxime Martinot a tourné ces Trois contes pour 27 000 euros. Somme dérisoire, dont les trois quarts ont été dévolu aux frais nécessaires à un tournage en pellicule 16 mm. Plus qu’une coquetterie, c’est un choix : d’une matière d’image d’abord, d’une exigence de précision et de concentration dans le tournage ensuite. Martinot s’est même lancé dans ce projet sans avoir les droits d’adaptation des nouvelles. Tout cela serait anecdotique si ce n’était ce genre de courage et de détermination qui manquent si souvent au cinéma français, qu’il soit jeune ou non."

 

Entretien complet à lire ici.

 

Le mot du réalisateur

Borges, écrivain devenu progressivement aveugle, mit en mots les images qu'il ne pouvait plus écrire, par l'intermédiaire de sa voix. Écrivain orateur, donc.

 

Comme il le souligne, inventer – synonyme latin de découvrir, rencontrer – n'est pas « créer de toutes pièces », mais bien se souvenir de quelque chose qui a été perdu, ou en phase d'être oublié, et qu'il faut ramener à la vie, perpétuellement.

 

Faire ce film est à la fois l'acte de cette mise en présence des choses, en même temps qu'une occasion de relever cette « langue étrangère dans la langue » dont parle Deleuze, de mettre l'une contre l'autre la force de l'image et celle de la parole, leur croisement possible ou contradictoire.

 

Il y a un titre, magnifique et ironique, celui d'une des premières oeuvres de Borges : « Histoire de l'éternité ». Tentons d'imaginer une inscription, un travail commun, au sein de cette histoire dépourvue de contour.

 

 

Maxime Martinot

 

Avec

Hector

 

Hector SPIVAK

 

 

 

Juan Pablo MIÑO

 

 

Fred

 

Frédérique MONBLANC

et

 

 

 

 

Guillaume JESTIN

Caroline SORDIA

Julio César CARILLO

Adriano DO VALE SALGUEIRO

Daniele GAVELLI

Benjamin HAMEURY

Vincent KRÖHN

Léo RICHARD

Emma

Otto

 

 

SCRIPTESCéline Lafontaine
Marion Bernard
ASSISTANT REALISATEURLéo Richard
PRODUCTEURMaxime Roy
CHEP OPERATEURRaphaël Vandenbussche
CADREURSCyrille Hubert
Damien Babikian
Raphaël Vandenbussche
INGENIEUR DU SONRomain Ozanne
PERCHEVictor Praud
Marco Péron
MONTAGEMaxime Martinot
Clémence Diard
ETALONNAGERaphaël Vandenbussche
MONTAGE SONRomain Ozanne
MIXAGEVictor Praud
DECORSLouise Le Bouc Berger
Camille Bodin
COSTUMESClémentine Vallet
Camille Polet
CHEF MENUISIERAnna Le Mouel
CHEFS ELECTRICIENSCyprien Leduc
Juliette Barrat
REGIE GENERALELaura Blazquez-Pachon
Thomas Petit

Repérages

Le film, à partir des textes de Borges, a aussi été écrit et pensé selon des lieux précis. Filmer un long moment dans un même lieu, prendre le temps de le connaître, était l'un des défis du film. Voici quelques photos des repérages en Normandie, où une grande partie du film a été tourné, ainsi qu'à Savennières, Nantes et Paris.


Crédits photos : Cyrille Hubert, Céline Lafontaine, Frédérique Monblanc,
Raphaël Vandenbussche
 

Mentions techniques

GenreFiction
Année2014
Durée77 min
LanguesEspagnol, français, portugais
anglais, allemand, italien
TournageSuper 16 mm
ProjectionDCP
1:66, couleur
5.1
Sous-titresFrançais, anglais