Collectif COMET

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Trois contes de Borges

Sortie en salles le 4 juillet 2018 !

Séances spéciales

Les Trois contes de Borges adaptent, dans leur langue originale, trois textes du célèbre écrivain argentin Jorge Luis Borges : El otro, El disco et El libro de arena. Trois récits fantastiques où se monnaient les objets de l'éternité qui, à portée de main, mettent en péril nos rapports au temps, à l'image, au langage.

Festivals

JUILLET 2014

Affiche FIDSélection en Compétition Française et Compétition Premier Film à la 25e édition du FID Marseille du 1er au 7 juillet 2014.
 

Site du FID Marseille 2014

 

 

PRIXPRIX


 

 

OCTOBRE 2014

Projection en séance spéciale "cinéma et littérature" à la 5e édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon le 18 octobre 2014.
 

Site du FIF 85

 

 

 

 

NOVEMBRE 2014

Sélection à la 10e édition du Free Zone Film Festival à Belgrade du 7 au 12 novembre 2014.
 

Site du Free Zone Film Festival 2014

 

 

 

 

 

 

Presse

"« Trois Contes », bandes à part" de Luc Chessel paru le 3 juillet 2018 dans Libération

Extrait :

 

« On pourrait dire que Martinot a fait son film sous la dictée de Borges : comme s’il cherchait à retranscrire les bandes sonores de départ, enfouies sous le livre écrit et publié. Borges parle et le film écrit ce qu’il dit : la voix semble produire les images, le texte n’est plus qu’un intermédiaire entre les deux. Du magnétophone à la caméra, en passant par la machine à écrire : tous objets présents dans ce film de bandes, qui passe en permanence d’une machine à l’autre par une série de bonds analogiques. »

Article complet sur liberation.fr


"Borges dans le texte" de François-Xavier Taboni paru le 2 juillet 2018 dans Bande à part

Extrait :

 

« Comment adapter Jorge Luis Borges au cinéma ? En s’emparant de trois nouvelles du maître argentin, Maxime Martinot signe un premier film qui répond de façon audacieuse à cette question : littéralement. [...] Outre la belle fidélité au matériau d’origine, ce procédé, associé à une mise en images d’une grande simplicité, permet de se concentrer sur le texte et sur ses différents degrés de lecture. Pour enrichir ce procédé, les transitions entre les trois histoires font toujours parler Borges, mêlant notations biographiques et réflexions de l’auteur, transformant ce film-gigogne en portrait subtil de l’écrivain. »

Article complet sur bande-a-part.fr


"Jeu de rôle" de Vincent Ostria paru le 4 juillet 2018 dans L'Humanité

 

« Une adaptation aussi folle que minimaliste de trois textes de Jorge Luis Borges, dont les paradoxes explosent dans ces histoires alambiquées. Borges apparaît à la fois comme narrateur et héros de ces récits, en partie fondés sur une trouble dualité entre le sujet et l’auteur, qui se dédouble même pour apparaître à deux âges de sa vie. De plus, un des contes est muet et silencieux, ce qui montre une belle audace. Il se dégage de ces adaptations drolatiques en espagnol (et autres langues) un climat d’inquiétante étrangeté rappelant l’œuvre de Raoul Ruiz, âme sœur de Borges. »

humanite.fr


"Ut cinema poesis" de Gabriel Bortzmeyer paru le 4 juillet 2018 dans Débordements

Extrait :

 

« Martinot a l’amour des mots, qu’il apprécie sonores, et son trio de fables est d’abord une ode à la diction. Aveugle, Borges écrivait par la bouche ; le cinéaste le prétexte pour faire de la Bibliothèque une tour de Babel, et joindre aux aventures du labyrinthe celles du larynx. Cette mise en scène opposant des espaces nus à un verbe très habillé a soin de faire entendre le texte, les accents, toutes les variations des vocalises, et, pensant qu’une langue est d’autant mieux écoutée qu’elle est étrangère, les Contes déploient toute une gamme d’idiomes venus du Parnasse occidental. »

Article complet sur debordements.fr


"Départs de fiction" de Raphaël Nieuwjaer paru le 20 août 2014 dans Débordements

 

« Le FID Marseille présenta cette année, dans la compétition française, Trois contes de Borges, le premier long-métrage de Maxime Martinot. Ce titre, modeste, pouvait laisser présager d’une adaptation scolaire, alignant en une sage récitation illustrée quelques moments choisis parmi l’oeuvre foisonnante de l’écrivain argentin. L’ambition est pourtant autre. Ce sont les questions que tout acte de création littéraire posent au langage qui composent la matière vivante dans laquelle sont sertis les contes (El otro, El disco, El libro de arena). »

 

Article et entretien complets sur debordements.fr


Critique de Eithne O’Neill parue dans Positif, n° 691, septembre 2018

 

« La richesse du film, tourné en France, provient de la variété dans la manière de transposer ces écrits à l’écran. Le conte fantastique Le disque est ainsi interprété comme une pièce mimée, avant d’être récité de mémoire sans interruption avec une austère élégance. Des récitals en six langues, dans une polyphonie croissante, contribuent à créer un labyrinthe formel et thématique. Des paysages de pastorale et de réflexions paradoxales apportent une sensualité visuelle et sonore, dont un passage érotique d'Ulysse de Joyce, pour construire une mise en abyme de l’oeuvre borgesienne. [...] Pour tous les amateurs de l’inventivité des rapports entre les mots et les images. »

Texte complet à lire ici

 

Le mot du réalisateur

Borges, écrivain devenu progressivement aveugle, mit en mots les images qu'il ne pouvait plus écrire, par l'intermédiaire de sa voix. Écrivain orateur, donc.

 

Comme il le souligne, inventer – synonyme latin de découvrir, rencontrer – n'est pas « créer de toutes pièces », mais bien se souvenir de quelque chose qui a été perdu, ou en phase d'être oublié, et qu'il faut ramener à la vie, perpétuellement.

 

Faire ce film est à la fois l'acte de cette mise en présence des choses, en même temps qu'une occasion de relever cette « langue étrangère dans la langue » dont parle Deleuze, de mettre l'une contre l'autre la force de l'image et celle de la parole, leur croisement possible ou contradictoire.

 

Il y a un titre, magnifique et ironique, celui d'une des premières oeuvres de Borges : « Histoire de l'éternité ». Tentons d'imaginer une inscription, un travail commun, au sein de cette histoire dépourvue de contour.

 

 

Maxime Martinot

 

Avec

Hector

 

Hector SPIVAK

 

 

 

Juan Pablo MIÑO

 

 

Fred

 

Frédérique MONBLANC

et

 

 

 

 

Guillaume JESTIN

Caroline SORDIA

Julio César CARILLO

Adriano DO VALE SALGUEIRO

Daniele GAVELLI

Benjamin HAMEURY

Vincent KRÖHN

Léo RICHARD

Emma

Otto

 

 

SCRIPTESCéline Lafontaine
Marion Bernard
ASSISTANT REALISATEURLéo Richard
PRODUCTEURMaxime Roy
CHEP OPERATEURRaphaël Vandenbussche
CADREURSCyrille Hubert
Damien Babikian
Raphaël Vandenbussche
INGENIEUR DU SONRomain Ozanne
PERCHEVictor Praud
Marco Péron
MONTAGEMaxime Martinot
Clémence Diard
ETALONNAGERaphaël Vandenbussche
MONTAGE SONRomain Ozanne
MIXAGEVictor Praud
DECORSLouise Le Bouc Berger
Camille Bodin
COSTUMESClémentine Vallet
Camille Polet
CHEF MENUISIERAnna Le Mouel
CHEFS ELECTRICIENSCyprien Leduc
Juliette Barrat
REGIE GENERALELaura Blazquez-Pachon
Thomas Petit
MUSIQUEYoann Saunier

Repérages

Le film, à partir des textes de Borges, a aussi été écrit et pensé selon des lieux précis. Filmer un long moment dans un même lieu, prendre le temps de le connaître, était l'un des défis du film. Voici quelques photos des repérages en Normandie, où une grande partie du film a été tourné, ainsi qu'à Savennières, Nantes et Paris.


Crédits photos : Cyrille Hubert, Céline Lafontaine, Frédérique Monblanc,
Raphaël Vandenbussche
 

Mentions techniques

GenreFiction
Année2018
Durée77 min
LanguesEspagnol, français, portugais
anglais, allemand, italien
TournageSuper 16 mm
ProjectionDCP
1:66, couleur
5.1
Sous-titresFrançais, anglais